Lydie, enfant parrainée: “Je veux devenir sage-femme”

Lydie, enfant parrainée - “Je veux devenir sage-femme”

Lydie K. ne se souvient pas de son père, qui est mort dans un accident de la route quand elle avait 3 ans, mais elle se rappelle fort bien de la pauvreté et de combien « la vie était difficile» pour elle et sa famille lorsque sa mère et les neuf enfants à sa charge (six enfants propres et trois neveux, âges de 3 à 15 ans) sont restés livrés à eux-mêmes, sans le père qui était le soutien économique de la famille, à Bangui, la capitale de la République centrafricaine »

« Personne ne nous aidait. Les grands-parents étaient loin, dans le village. Nous étions seuls. Ma mère ne sait ni lire ni écrire et a dû commencer à travailler dans les champs pour nous ramener de quoi manger. Quand on tombait malades, elle n’avait pas d’argent pour nous emmener chez le médecin ni pour acheter les médicaments », explique la jeune fille.

Cette famille aussi nombreuse, le manque du père et l’extrême vulnérabilité de la mère, ont attiré l’attention des agents psychosociaux du centre d’accueil de l’église Saint Joseph de Turin, l’une des structures qui collaborent avec le projet de soutien à distance (SAD) –parrainage d’enfants- de Cooperazione Internazionale (COOPI) à Bangui.

La mère de Lydie s’était rendue au centre pour demander de l’aide et, ensuite, elle a été référée à COOPI. Natacha Kero, chef de projet SAD, explique: « Nous avons insérée Lydie, la cadette de la famille, qui, à l’époque, avait neuf ans (2006), dans notre projet. Le fait d’être orpheline de père et la pauvreté et l’abandon dont souffrait cette famille, faisaient de cette petite fille un cas urgent qui avait besoin de notre soutien, surtout parce que tous ses frères et sœurs avaient déjà quitté l’école. Elle était la dernière qui était encore scolarisée et il fallait l’aider pour qu’elle continue ses études ».

L’éducation des enfants étant la priorité du projet SAD, la première des actions entreprises par COOPI, grâce au soutien de ses parrains en Italie, a été de l’inscrire dans une école privée de Bangui et assumer tous les frais scolaires.

« Malheureusement, les écoles publiques en Centrafrique n’assurent pas un bon niveau. Pour cela, tous les enfants parrainés dans le pays fréquentent des établissements privés. Dans le cas de Lydie, il était spécialement important de lui assurer un bon suivi parce que la mère, étant analphabète, ne pouvait pas aider sa fille : à la maison elle devait étudier seule et donc avait besoin d’une attention particulière » note la directrice du centre d’accueil de Saint Joseph de Turin, la structure qui collabore avec COOPI.

Neuf ans se sont écoulés depuis que Lydie a été prise en charge. Son évolution est remarquable. La petite trop sérieuse pour son âge est devenue une jeune fille souriante de 17 ans, presque 18, élève de terminale, qui, l’année prochaine, compte de commencer l’université. Comme tous les enfants pris en charge par le projet SAD, Lydie sait qu’elle doit obtenir de bonnes qualifications à l’école. Elle a assumé cette obligation et n’a jamais redoublé.

Lydie est très timide et répond à voix basse. Elle rêve d’exercer un métier dans le domaine de la santé et dit qu’elle veut devenir « sage-femme ».

Plus de 500 enfants vulnérables, orphelins et / ou handicapés sont pris en charge par le projet SAD de COOPI en République centrafricaine. Bien que la priorité de ce projet soit l’éducation, la prise en charge de ces enfants est complète et on fournit également des soins de santé et un soutien alimentaire et social à tous les enfants et à leurs familles en cas de besoin.

Lydie, enfant parrainée: “Je veux devenir sage-femme” ultima modifica: 2016-07-07T13:43:09+00:00 da coopi