Plans d’evacuation et d’urgence pour les infrastructures de masse

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En Haïti, COOPI, GOAL et AGERCA réalisent des plans pour améliorer l’état de préparation de la population en cas de catastrophes

La majorité des pertes humaines lors d’une catastrophe (par exemple, un tremblement de terre) se passe dans les infrastructures publiques et privées de masses telles que les écoles, les universités, les églises, les supermarchés et les bureaux. En Haïti, un pays particulièrement vulnérable aux catastrophes,  les plans d’évacuation et d’urgence pour ces bâtiments ne sont pas obligatoires. Par contre, ils pourraient être vitaux en cas de catastrophe.

Dans le cadre du projet “Renforcement des capacités de préparation, mitigation et réponse aux catastrophes de communautés urbaines les plus vulnérables” financée par Le service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile (ECHO), les ONG COOPI et GOAL, en étroite collaboration avec AGERCA (un réseau de compagnies privées haïtiennes) réalisent des plans d’évacuation et d’urgence pour les infrastructure de masse pour améliorer la préparation de la population en cas de catastrophe.

Un plan d’urgence est l’ensemble de procédures opératives en cas de catastrophes ou d’événements de grande ampleur ou à risque majeur, pour en atténuer les effets et organiser les mesures nécessaires pour protéger le personnel et, au mieux, des biens et des installations. Le plan d’évacuation est un plan  sur lequel sont illustrés les éléments nécessaires à l’évacuation et sur lequel peuvent figurer les informations nécessaires au sauvetage, à l’extinction et au secours.

« Chaque infrastructure a ses caractéristiques et problèmes spécifiques, à savoir le type de bâtiment (écoles, usines, etc.), nombre de personnes à évacuer et l’existence éventuelle de risques particuliers (substances chimiques, combustibles, etc.). Il est donc nécessaire de réfléchir sur sa spécificité pour trouver les meilleures solutions à l’évacuation», explique Benoit Gladymir, ingénieur de COOPI pour le projet DIPECHO.

Lorsqu’il n’y a pas le plan du bâtiment, l’ingénieur du projet le réalise la planimétrie (comme dans le cas de l’église Rock solide de Tabarre), identifie le zone à risque et évalue les besoins indispensables à l’urgence (boutons d’alarme, trousses d’urgences, extincteurs, etc.). Les plans d’évacuation, une fois finalisés, sont visiblement exposés dans les lieux stratégiques du bâtiment.

Dans le cadre du projet DIPECHO en Haïti, cette activité a été faite, entres autres, pour le service maritime Enmarcolda, pour le bureau du service de la Commission européenne à l’aide humanitaire et à la protection civile (ECHO) et de Better Work.

Les objectifs principaux de cette activité sont de promouvoir cette bonne pratique pour les infrastructures de masse et de pouvoir l’institutionnaliser, afin de protéger le plus grand nombre possible de gens en cas d’urgence. Pour cela, COOPI, GOAL et AGERCA travaillent de concert avec les autorités locales, notamment avec Protection Civile départementale, communale et locale.

Après la réalisation des plans d’urgence et d’évacuation, les exercices d’évacuation (SIMEX) sont des éléments indispensables dans la préparation à l’urgence. Il est donc du devoir de l’institution concernée de réaliser  au moins deux exercices par année,  en collaboration avec la Croix Rouge Haïtienne, la Police, la Protection Civile et AGERCA pour validation. Ces exercices visent à vérifier l’efficacité et l’automatisme du personnel face aux procédures d’évacuation et d’urgence.

Benoit conclut: «Les avantages sont nombreux pour la société haïtienne dans son ensemble. On crée, en fait, un environnement plus sûr pour les employés et pour les clients, et on renforce aussi la légitimité de l’institution en question en respectant les bonnes pratiques internationales en cas d’urgence “.

Lara Palmisano   Photo:Mercedes Aguerre

Plans d’evacuation et d’urgence pour les infrastructures de masse ultima modifica: 2016-07-07T11:38:36+00:00 da coopi