Somalie : apprendre à réagir à la crise en regardant vers le futur

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Des calamités naturelles et des désastres causés par la main de l’homme. Pour ceux qui sont en train de vivre dans des situations de crise, qui sont obligés à survivre avec presque rien, de se déplacer toujours dans des camps pour refugiés sans ressources, le passé n’a plus aucune importance. La situation d’émergence oblige, tous, à regarder seulement plus au présent.

Dans le centre sud de la Somalie, dans le cadre du projet « Intervention pour répondre et préparer l’émergence concernant la population de la Somalie du centre sud en crise » financé par ECHO (Direction générale pour les aides humanitaires et la protection civile de l’Union européenne), COOPI aide à regarder vers le futur.

Proche à la population plus vulnérable, le projet, d’un côté contribue à sauver des vies humaines et à protéger des champs, des élevages et des biens productifs. D’autre part, il pointe sur le renforcement de leurs capacités de réaction et de préparation aux shock futurs.

Muslimo, sécurité alimentaire et accès à l’eau potable 

« J’ai 55 ans, 7 enfants et un mari, malheureusement inhabile ». Somalia_COOPI Risposta popolazioni in emergenzaMuslimo s’est réfugié à Luuq town en 2016 en se déplaçant de son village, en marchant pendant 15 jours avec toute sa famille et le seul support d’un petit char trainé par un âne. Pas un voyage facile : un de ses enfant, durant le voyage, est décédé pour cause de fatigue et d’inanition. « Arrivée ici, je ne possédais presque rien, mais heureusement j’ai rencontré COOPI : j’ai tout de suite reçu de l’aide économique grâce auquel j’ai acheté de la nourriture et des provisions de nourriture fraiche m’ont été données ». Ensuite, Muslimo avec sa famille a été visité plusieurs fois par des opérateurs pour l’hygiène qui lui ont appris les correctes procédures pour le ménage et pour l’utilisation de l’eau : « J’ai souvent souffert de diarrhée et de paludisme dans le passé et maintenant je comprends que c’était la conséquence d’une hygiène insuffisante. Maintenant COOPI a construit un puit à côté de la rive du fleuve et cela nous a beaucoup simplifiée la vie ».

Halima e Idiris, renforcer la résilience des populations 

Somalia_Progetto resilienzaHalima vit dans le village de  Bulla Qolloc. « Avant de l’intervention de COOPI, nous survivions en ramassant du bois pour bruler et en le vendant au marché. Durant les bonnes journées, nos ventes suffisaient juste à nous permettre un repas par personne ». L’intervention de   COOPI en ce cas, a été celle du « cash for work », pour augmenter les opportunités de revenus de la population en améliorant la possibilité d’achat. « Avec les aides reçus, j’ai acheté deux chèvres et j’ai planté du mais dans ma ferme. C’est grâce à ces changements que, maintenant, nous pouvons manger trois fois par jour ».
Dans le village de Gondobow, Idiris a toujours vécu en tant qu’agriculteur. « Pour moi, c’était difficile de planter et d’obtenir un bon résultat, à cause de la crise économique et des instruments inappropriés ». Idris a reçu de l’aide pour l’achat de carburant. « Maintenant j’ai les moyens appropriés pour l’irrigation pour deux mois et je serai donc en mesure de semer et de ramasser comme je ne l’ai jamais fait en précédence ».

Rukia, améliorer l’état nutritionnel

canole-villageRukia a 28 ans et elle vit depuis un an, dans le camp de Canole avec ses cinq enfants. “Je suis partis de mon village à cause de la menace de Al Shabab et depuis que je suis au camp, ma famille a pu bénéficier des distributions de nourriture fraiche faite par COOPI”. La prise de fruit et de légumes frais a eu un grand impact sur ma famille et ça a permis de faire face aux carences dans la croissance de mes enfants grâce aux éléments nutritifs nécessaires. « Avant, notre enfant mineur était faible, mais maintenant son corps est en train de devenir plus fort, il grandit et il est en mesure de marcher ». Le restant de la famille aussi et Rukia se sentent tous plus forts : « Les enfants tombent moins malades ; avant ils souffraient de nombreuses grippes et des infections conséquentes. Moi aussi, avant, je n’étais pas en mesure de marcher sur les longues distances. Maintenant je peux aller ramasser au moins une fois par jour, le bois pour bruler et être bien plus indépendante ».

Somalie : apprendre à réagir à la crise en regardant vers le futur ultima modifica: 2017-01-16T15:30:25+00:00 da coopi