Un atelier de mécanique, deux fours de pain et des sites agricoles construits par COOPI au profit des ex-enfants associés

Un atelier de mécanique, deux fours de pain et des sites agricoles construits par COOPI au profit des ex-enfants associés

Dans des endroits comme Sibut ou Galafondo où l’activité commerciale a été très détériorée par la guerre cela ne suffit pas de connaître un métier pour gagner sa vie. A quoi ça sert d’être mécanicien s’il n’y a pas d’ateliers de mécanique ou si ceux-ci ne peuvent pas embaucher de nouveaux employés? C’était un dilemme auquel COOPI et UNICEF ont fait face à l’heure de penser aux ex-enfants associés aux forces et groupes armés qui étaient sur le point de finir leur parcours de formation avec notre projet de réinsertion sur l’axe Damara-Sibut.

On avait formé des ex-enfants associés en mécanique, élevage, boulangerie, agriculture et d’autres métiers. D’autres, garçon et filles, avaient décidé de poursuivre leurs études. Pour ceux-ci, aucun souci, on les a intégrés dans des écoles, on a financé les frais et les fournitures scolaires et on continue à faire un suivi de leur évolution.

Pour les 123 enfants qui avaient choisi la formation professionnelle, il fallait chercher une solution. Alors nous avons décidé d’entamer ce qu’on appelle une « installation professionnelle », c’est-à-dire, les aider à mettre sur pied leurs propres affaires. C’est pourquoi COOPI a construit deux ateliers (mécanique et menuiserie) à Sibut, deux fours de pain (un à Sibut et un autre à Galafondo), un site pour agriculture maraîchère (Sibut), 11 champs agricoles à Kanga Maté, d’autres sites agricoles et 8 sites d’élevage porcin.

« Nous avons essayé de donner une formation complète aux enfants qui comprenne tout le parcours formatif, c’est-à-dire, pour les enfants qui ont choisi la boulangerie, on a fait venir un maître artisan de Bangui pour leur apprendre toutes les étapes du métier : de la construction d’un four jusqu’aux techniques de pétrissage et l’élaboration de produits boulangers », explique Anicet Ngambo, superviseur du projet.

Toutes les différentes communautés ont profité de ce projet COOPI-UNICEF. Anicet explique que pour les formations on a fait une sélection parmi les artisans locaux, excepté le cas du maître boulanger, qu’on a dû faire venir de Bangui, « simplement parce qu’on n’a pas trouvé un profil adéquat pour ce travail sur place». Sur 11 maîtres artisans, 10 ont été embauchés dans la zone d’intervention.

« Avant de proposer les formations aux enfants, nous avons fait un travail de réflexion avec les leaders communautaires et les propres enfants sur les activités économiques susceptibles d’aller de l’avant dans ce contexte. Et, même si les enfants ont commencé petit à petit, il y a des signaux encourageants. À titre d’exemple, à Galafondo, où il n’y avait pas un four à pain, les gens font déjà la queue pour acheter le pain chez nos enfants », se réjouit Anicet.

Depuis 2012, environ 1000 enfants associés aux groupes et forces armés, ont profité des projets de réinsertion de COOPI, financés par UNICEF.

Un atelier de mécanique, deux fours de pain et des sites agricoles construits par COOPI au profit des ex-enfants associés ultima modifica: 2016-07-07T14:52:29+00:00 da Developer