RD CONGO

Profilo richiesto: RDC - Consultant Psychologue GBV USAID

Durata contratto: 6 mois

Sede: Ituri e Maniema

Data di richiesta: 1 febbraio 2011

Contexte Ituri :

L’Ituri est l’un des quatre districts de la Province Orientale de la RDC. Il couvre une surface de 65.830 km2 avec environ 5.000.000 d’habitants répartis en 18 tribus. L’Ituri est composé de 5 territoires : Irumu, Mambasa, Djugu, Mahagi et Aru.

 

L’Ituri a connus l’une de guerre ethniques les plus meurtrière de la région, conflit qui a vu l’utilisation des viols comme arme de guerre massive. Cette guerre est terminée officiellement en 2003 et, en général, l’Ituri vit aujourd’hui une situation de post-conflit, à l’exception du territoire de l’Irumu, où persiste une poche d’insécurité due au déclanchement d’une opération militaire conjointe FARDC/MONUC contre une milice encore active dans la zone.

 

Cependant ce conflit a laissé des grosses conséquences socio-économiques auxquelles l’Ituri doit aujourd’hui faire face : pauvreté des populations, surtout dans les milieux ruraux avec un accès difficile, causée par l’actuelle fragilité des mécanismes de reprise socio-économique post-conflit ; augmentation du nombre de combattants démobilisés et sans emploi ; banalisation des violences au sein de la société ; faiblesse des anciens mécanismes communautaires de protection face à la déségrégation sociale causée par les conflits passés et/ou en cours, dilution des normes et du respect d’autrui causée en partie par l’impunité généralisée des auteurs des crimes et par l’inefficacité des mécanismes sociaux et institutionnels dans la garantie du respect des droits et des lois. Vengeance et action réplique du subi, honte et sentiments d’être sans défense sont directement imbriqués.

 

 

Contexte Maniema :

La province du Maniema a une surface de 132.000 Km2 et une population approximative de 1.800.000 habitants avec un taux de croissance annuelle moyenne de la population du 3,3% et une densité moyenne de 14 habitants par Km2. Le 89,9% de la population vit dans les aires rurales.

 

La Province du Maniema est considérée comme l’une des plus isolée, pauvre et avec le moins de soutien des institutions étatiques et des organisations internationales parmi les provinces de l’Est. Des 8.700 km de voie routière 177 km sont goudronnés ; le reste n’est accessible et bien difficilement qu’en moto ou a vélo.

Le Maniema fait frontière avec le Sud Kivu, province qui est encore très touchée par les affrontements avec les milices (voir ci-dessous). Nombreux sont les déplacés qui ont fuit leurs villages pour s’installer dans cette province. Mais c’est aussi la que nombre d’ex-combattants réfractaires au processus DDR ont trouve refuge. Ces milices informelles continuent d’être actives et sèment la peur et le pillage derrière elles.

 

Descrizione e requisiti

Le programme :

La violence sexuelle et de genre s’est exacerbée pendant le conflit et n’a malheureusement pas cessée depuis lors. L’extrême pauvreté, le chômage, une réconciliation et une résilience non assumées et inexistantes, des communautés disséminées et pas suffisamment capables de protéger leurs membres, des traditions allant a l’encontre des droits de l’Homme, des services sociaux, médicaux, scolaires et juridiques faibles, peu nombreux et peu accessibles avec un personnel pas souvent suffisamment qualifié n’ont fait que renforcer un système social fort instable et malheureusement, les violences sexuelles et de sexe contre les plus vulnérables sont très diffusées.

Ces effets se font sentir dans l’état physique, psychologique et social des victimes. Elles peuvent souffrir de lésions, DSPT, dépression, anxiété, avoir des réactions psychosomatiques, une basse tolérance à la frustration, une perte de l’estime de soi qui peut tendre jusqu’à l’isolement social et aux tentatives de suicide. Cela est lié aussi au danger d’être abandonnées, rejetées par leur famille et stigmatisées par la communauté, ce qui entraînerait en outre l’exclusion de la vie socio-économique du milieu. Les violences sexuelles et de sexe causent des conflits dans les familles, comme dans le cas des enfants issus du viol jamais acceptés et maltraités qui n’ont droit à rien ni même à aller à l’école. D’autres risques liés a’ ce phénomène sont ceux des IST, du VIH/SIDA, des grossesses issues du viol, des cas de fistules.

 

Le programme se base sur deux composantes fondamentales : la sensibilisation/formation et la prise en charge multisectorielle des victimes. La présente proposition couvre les activités de la deuxième composante, avec des activités de formation visant aux renforcement des capacités nécessaires pour

l’application réel d’une prise en charge multisectorielle, et vise à fournir des services pour les victimes de violences sexuelles et sexistes dans les domaines de la prise en charge psychosociale, médicale et de la réinsertion socio-économique et/ou scolaire des victimes de violences sexuelles et sexistes.

 

Tenant compte du contexte politique, social et sécuritaire de post-urgence en Ituri et Maniema, le projet doit nécessairement s’adapter aux évolutions récentes, aux nouvelles caractéristiques des cas en proposant des solutions adaptées et plus durables. L’ensemble des acteurs, internationaux et nationaux, étatiques et non étatiques intervenant dans le district de l’Ituri le constate aussi et encourage l’appui au relèvement communautaire pour entrer dans le développement, comme en témoigne par exemple le programme de Stabilisation et de Reconstruction des zones sortant des conflits armés (STAREC). Notre approche multisectorielle se conjugue avec ce programme et tient compte des principes directeurs de l’IASC pour les prestataires de soins et pour ceux en contact direct avec les victimes.

 

 

Expérience COOPI dans le domaine :

La première intervention de COOPI en RDC remonte aux années 70. De ces années-là jusqu’en 2000, l’action de COOPI en RDC s’était principalement située dans le Kivu.

A partir de l’année 2000 et suite aux besoins humanitaires, les activités de COOPI se sont orientées vers d’autres régions touchées par les conflits et d’autres secteurs d’intervention, afin de mettre en œuvre des programmes d’urgence (urgence sanitaire, assistance aux réfugiés, réhabilitation de certaines structures étatiques, nutrition, relance socioéconomique)

A partir de 2003, COOPI commencé a implémenter des programmes psychosociaux pour les victimes de violence sexuelle et des projets protection, de démobilisation et de réinsertion des enfants (filles et garçons) associés aux groupes armés en RDC tels que :

 

  • Un projet d’intervention psychosociale d’urgence en faveur des victimes de violence sexuelle en Ituri depuis août 2003 (financement UNICEF, USAID, MONUC)
  • Un projet d’intervention psychosociale d’urgence en faveur des victimes de violence sexuelle au Maniema depuis octobre 2003 (financement UNICEF, USAID, MONUC)
  • La gestion d’un Centre de Transit et d’Orientation (CTO) pour filles associées aux forces et groupes armés et autres filles vulnérables dans la ville de Bunia depuis décembre 2003 (financement UNICEF)
  • La gestion d’un Centre de Transit et d’Orientation (CTO) pour filles et garçons associés aux forces et groupes armés dans la ville de Kpandroma en Ituri depuis septembre 2004 (financement UNICEF)
  • Des actions de prévention d’urgence et de protection contre l’exploitation sexuelle des mineurs dans la ville de Bunia et dans le Territoire de Mahagi depuis mai 2004 (financement PNUD, MONUC, Ambassade Américaine)
  • Un programme d’urgence d’appui à la réinsertion communautaire des enfants vivant dans les rues de Bunia de février à Juin 2006 (financement OCHA)
  • Un programme sanitaire et psychosocial d’urgence en faveur des femmes, des victimes de GBV de SGBV et de santé de la reproduction dans le territoire de Djugu (zones de santé de Fataki, Drodro, Jiba, Linga, Lita, Damas et Mangala) depuis juin 2006 (financement Pooled Fund).
  • Un projet multisectoriel de soutien aux victimes de violence sexuelle et de genre dans l’Ituri, le Maniema, le Katanga et le Sud Kivu (fond UNICEF et USAID) depuis 2003
  • Un programme de protection et de soutien aux enfants ESFGA, ENA et vulnérables a Dungu et Faradje depuis décembre 2008.

 

Le rôle du consultant psychologue au sein du projet d’appui et réinsertion des victimes des violences sexuelles et sexistes à l’Ets de la RDC :

 

Il se coordonne avec :

  • Coordinatrice Nationale Protection
  • Chefs de Projet SGBV USAID en Ituri et Maniema

 

 

Il a de liens avec :

  • Chef de mission RDC
  • Coordinateur régionale Ituri et Haute Uélé

  • Coordination administrative Ituri
  • Coordination logistique
  • Admin Maniema
  • Logistique Maniema

 

Lieu de travail : Ituri et Maniema, avec déplacements dans tous les sites d’implémentation du Projet selon panification

 

Responsabilités principales en coordination avec les Chefs de Projet et la Coordination National Protection :

  • Evaluation des besoins formatifs du staff psychologue et psychosociale du Projet en relation avec les objectifs et les activités du projet ainsi que des caractéristiques du contexte
  • Formation du staff sur la prise en charge psychologique et psychosociale des victimes de violences sexuelles et sexistes
  • Formation specifique sur la prise en charge des enfants victimes de violences sexuelles et sexistes
  • Renforcement des capacités des communautés au tour des carrefours pour la prise en charge communautaire des victimes de violences sexuelles et sexistes
  • Création des modules pour la prise en charge communautaire avec propositions des stratégies pour la pérennisation des activités
  • Création de modules spécifiques pour la sensibilisation à la prévention des violences sexuelles et sexistes
  • Elaborations de recommandations et de lignes guide permettant aux Chefs de Projet de suivre l’évolution de la qualité du travail du staff psychologue et psychosociale
  • Evaluation des activités à caractère psychologique et psychosociale avec propositions des stratégies pour la pérennisation des activités
  • Rédaction d’un rapport final après chaque mission effectuée

 

Profil du candidat :

 

  • Diplôme en psychologie
  • Expérience de minimum 2 ans dans l’implémentation de projets psychosociaux à participation communautaires
  • Connaissance des problématiques liées au GBV, en particulier aux SGBV
  • Bonne capacités rédactionnelles
  • Capacité de travaillé en équipe
  • Capacité d’écoute
  • Capacité d’adaptation dans un contexte difficile
  • Respect des cultures locales
  • Excellente maitrise de la langue française

 

 

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